Sixtine, tu ne dois pas le prendre mal.
Ca va passer. Du calme. Il n'y est pour rien.
Et puis, ça n'est pas dramatique.
Il a le droit.
Oui, c'est normal.
Et pourtant.
Bien sûr que je le laisserai faire ce qu'il veut de sa vie.
On a toujours respecté nos choix mutuels.
Voir ses amis. Sortir avec elles.
Oui, j'essayerai de ne rien dire.
Et pourtant.
Ca me brûle de l'intèrieur.
Le coeur s'accélère. Tout se brouille.
Pourquoi devrais je m'énerver ?
Je ne les laisserai pas l'emporter. C'est à elles que j'en veux.
Du temps qu'elles passent avec lui.
Qu'elles me l'enlèvent.
Et pourtant.
Il ne m'appartient pas.
J'aurai sans doute fait de même.
C'est de son âge en plus, me dira t'on.
Que c'est moi qu'il a choisi, pas ces filles.
Oui, mais c'est avec elles qu'il fait la fête.
Tu sors aussi avec des gars, Sixtine.
Arrête toi un peu.
Chacun doit poursuivre sa vie.
Aimer, c'est laisser l'autre libre aussi.
Pense à ton Week End.
Puis, tu lui fais confiance, non ?
Et tu sais, c'est légitime d'avoir les boules.
T'y peux rien non plus.
C'est comme ça.
Ah.
C'est vrai.
La jalousie n'est pas qu'un tort.
Je n'suis peut être pas si méchante que ça.
Alors je le laisse faire, librement.
En serrant les dents.
C'est ma jalousie, c'est mon 'problème'.
Il n'y a rien à dire.
Mais je t'assure que j'y travaille, que ça me pèse.
Là c'était juste un peu tôt.
Un peu le mauvais moment. La goutte de trop.
Désolée.
Profites en au moins.
Mon tour viendra.
(et crois moi, je saurai le saisir).

